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Amérique

La Havane

une vieille dame

Rendons-nous à La Havane, La Habana. Officiellement : Ciudad de La Habana. Toute l'excitation du voyage, les vêtements chauds vite quittés et le décalage horaire de six heures en moins (parfois même sept), tout est vite oublié au cours des trente minutes de trajet jusqu'à la capitale. Nous traversons des quartiers où le temps s'est arrêté il y a longtemps. Je me rappelle les mots d'une personne qui avait déclaré "à Cuba le temps s'est arrêté il y a 50 ans". J'aurais dit bien plus ! Les maisons sont vieilles, délabrées. On se demande ce qui peut bien les empêcher de s'effondrer. Par chance, le climat subtropical avec une humidité de 80% environ est agréable toute l'année, sans grand froid, avec une saison sèche et une saison des pluies. Je regarde les paysages que nous traversons. La pauvreté est tellement apparente que personne ne cherche à la cacher. Cependant, les couleurs de ces maisons délabrées et les gens qui fument le cigare assis sur leur porche dans leurs rocking-chairs ne me laissent pas indifférents. Je commence lentement à comprendre l'âme de ce rythme cubain dont je suis tombé amoureux alors que je ne connaissais encore rien ou presque de ce pays. Plus on approche du centre et plus la foule est dense. Immeubles et maisons sont toujours aussi vieux et délabrés. On voit cependant qu'autrefois ces constructions devaient être belles et que ce sont les restes de l'architecture coloniale espagnole. La plupart des gens vivent aujourd'hui encore au rez-de-chaussée. Par ces fenêtres ouvertes, on voit ce qui se passe dans tous les foyers. Ici on joue aux cartes, là on regarde la télévision, là-bas on est assis et on parle en regardant les passants. Les gens sont tellement calmes qu'il n'y a aucun problème, comme si la poignée de dollars avec laquelle ils doivent vivre chaque mois n'était pas importante. Nous voici à proximité de notre hôtel. Les rues sont bondées : jeunes, vieux, enfants... La Havane compte quand même près de 3 millions d'habitants. Beaucoup de touristes. J'adore le parc automobile. De vieilles voitures de couleurs diverses que l'on ne pourrait trouver nulle part ailleurs. Il est d'ailleurs bien difficile de trouver des pièces de rechange. Les autobus, principal moyen de transport, sont d'ailleurs faits à partir de vielles pièces d'anciens camions, le tout équipé tant bien que mal pour recevoir les passagers. C'est le lot des habitants de cette ville. Les touristes reçoivent un traitement bien différent. Ils ne font pas la queue, ne prennent que certains taxis réservés et ont toujours la priorité. Tout le monde les observe avec intérêt, prêt à apporter son aide ou donner une information. Par leur gentillesse et leur courtoisie, les cubains avaient déjà conquis ma femme, pourtant habituellement toujours prête pour les joutes verbales avec tout inconnu qui l'aborde, dans n'importe quelle langue, aux quatre coins du globe. La sécurité n'est pas un vain mot ici, quelle que soit l'heure de la journée et le quartier où vous vous trouvez.

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