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Amérique

LES INDIENS HUAORANI

Tribu d'Équateur

Les Indiens Huaorani (ou Waorani) sont l'une des treize nationalités indigènes de l'Équateur. Ils réussirent à préserver leur indépendance et leur territoire jusqu'en 1958. Aujourd'hui une partie de leur territoire est sur des réserves en hydrocarbures, exploitées par des compagnies pétrolières qui dévastent le fragile écosystème tropical environnant.

 

La tribu des Huaorani compterait entre 2 200 et 2 700 membres sur un territoire qui s'étend de la rive droite du Río Napo à la rive gauche du Rio Curaray, englobant une parcelle du Parc National Yasuni. A l'origine, leur territoire faisait plus de 2 millions d'hectares et c'est par la force qu'ils réussirent à préserver leur indépendance face à l'ennemi colonial et aux autres communautés indiennes. C'est vers 1958 qu'ils auraient, pour la première fois, été en contact avec le "monde extérieur". En 1990, les Huaorani réussirent à faire reconnaître leur propriété collective sur une réserve indigène de 700 000 hectares, qui leur permet une existence en semi-autonomie. Cependant, ils n'en sont pas propriétaires. Aujourd'hui leur territoire inclut le Parc National Yasuni, un des endroits ayant la plus grande biodiversité au monde. Malheureusement pour eux, il comprend également des centaines de kilomètres de pipelines appartenant à plusieurs compagnies pétrolières.

 

GUERRIERS, NOMADES ET CHASSEURS-CUEILLEURS
L'origine des Huaorani n'est pas connue. Leur langue, le Huao Tiriro, constitue également un mystère car elle ne ressemble à aucune de celles des autres populations indiennes de la région et aucune similitude n'a pu être découverte avec d'autres groupes linguistiques. L'expression "wao" (Waorani) signifie "humain" ou "personne". Par contre les autres populations les décrivent par le terme péjoratif de "Aucas", qui signifie en quechua "sauvage". Pourtant, nous verrons qu'il n'en est rien.

Les Huaorani ne sont pas très grands, mais ils ont un corps musclé et robuste. Ils chassent traditionnellement à la sarbacane et à la lance. Les deux pèsent lourd et sont de grande taille : 2 à 3 mètres ! Leur sarbacane est accompagnée d'un kit de chasse composé d'une "carcasse" de fruit sèche et dure, remplie de coton naturel et d'un tube où ils mettent de longues et fines fléchettes dont la pointe a été trempée dans le curare (puissant poison qui permet de paralyser, voire de tuer la proie qui la reçoit). Les indiens Waorani sont redoutés par les tribus voisines à cause de leur réputation de guerriers violents. Effectivement, ils sont relativement imprévisibles, caractériels et d'humeur changeante. La plupart des conflits se résolvaient en affrontements à la lance et entretenaient, de ce fait, le cercle vicieux de la vengeance et de la revanche. Mais s'ils sont craints dans la région pour leur réputation guerrière, ils sont en fait un peuple heureux, bavard et joyeux ! Les hommes et les femmes Waorani occupent des tâches différentes au sein de la communauté, cependant ils sont égaux, contrairement à leurs voisins, les Kichwa, où les femmes sont considérées comme inférieures aux hommes. Les femmes Waorani sont fortes et indépendantes. Parfois, certaines n'hésitent pas à laisser leur mari ! De plus, elles auraient recours à une méthode de contraception naturelle à base de thé, de fruits, de feuilles et de bois. Ainsi ces femmes ont en général 2 ou 3 enfants (contre 9 à 12 chez leurs voisins les Kichwa). Les Huaorani ont un intérêt profond pour les plantes et spécialement pour les arbres. Leurs connaissances en botanique sont d'ailleurs complètes en ce qui concerne les venins, les hallucinogènes et les plantes médicinales. Une de leurs techniques les plus élaborées est l'extraction du curare qui leur sert à la chasse ou, autrefois, à la guerre. Actuellement, certains Waorani travaillent pour des projets de documentation ethnobotanique dans le cadre de la préservation, la connaissance et l'utilisation des plantes.

 

la suite de la découverte de cette tribu passionnante p. 130 du n°24 !

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